iQsub FXCCR
Le couteau suisse des recycleurs

Introduction

Il existe des recycleurs conçus pour une mission très précise. Certains excellent en configuration dorsale, d’autres en sidemount, tandis que d’autres privilégient avant tout la légèreté ou le voyage.

Le FXCCR d’iQsub suit une autre philosophie : proposer une machine capable de changer de rôle sans changer de fonctionnement.

Le FXCCR n’est pas simplement un « petit XCCR ». C’est un véritable eCCR mixed-gas en configuration ventrale, certifié CE selon la norme EN 14143:2013, qui peut s’intégrer à une configuration backmount, sidemount ou de voyage et, pour les plongeurs spécifiquement formés, servir de BO-CCR.[1][4]

Si le XCCR peut être présenté comme une plateforme d’expédition particulièrement cohérente, le FXCCR ressemble davantage à un couteau suisse : compact, adaptable et capable de remplir plusieurs fonctions avec une seule machine.

Le FXCCR en quatre repères techniques

3

Cellules oxygène

Mesure de la PPO₂ intégrée à l’électronique Shearwater.

2,3 kg

Chaux sodée

Dans un scrubber radial compact à compression par ressort.

4 h

Autonomie annoncée

Jusqu’à quatre heures selon les conditions définies par iQsub.

2 L

Oxygène embarqué

Bouteille recommandée à 300 bars ; diluant fourni en off-board.

Un véritable eCCR, pas un recycleur « allégé »

La compacité du FXCCR ne signifie pas qu’iQsub a simplifié son architecture électronique. Sa tête intègre trois cellules oxygène, un solénoïde et une carte électronique Shearwater SOLO. Celle-ci mesure la PPO₂ et commande automatiquement l’injection d’oxygène afin de maintenir le setpoint choisi.[2]

Le contrôleur principal peut être un Petrel 3 DiveCAN ou un NERD 2 Controller. Le monitoring secondaire peut être assuré par le HUD ou par un NERD 2 Monitor. Le système utilise le protocole DiveCAN de Shearwater et sépare électroniquement le bus de contrôle du bus de monitoring secondaire.[2]

Une architecture conçue pour conserver l’information essentielle

La carte SOLO placée dans la tête peut continuer à mesurer la PPO₂ et à piloter le solénoïde même si le contrôleur principal ou son câble est débranché ou endommagé. Le monitoring secondaire dispose, lui aussi, d’un bus indépendant. Cette séparation ne remplace jamais les procédures de panne apprises en formation, mais elle évite qu’une seule défaillance ne supprime automatiquement toutes les voies de contrôle et de lecture.[2]

Ce que signifie réellement la certification CE

Le FXCCR est certifié selon la norme EN 14143:2013. Son certificat prévoit une utilisation avec de l’air comme diluant jusqu’à 40 mètres et avec du trimix jusqu’à 100 mètres.[4]

Ces valeurs définissent le domaine de certification de la machine : elles ne constituent ni un objectif de plongée ni une invitation à rechercher la profondeur. La limite opérationnelle du plongeur reste déterminée par sa formation, son expérience, son équipe, l’environnement, sa planification et la stratégie de bailout réellement disponible.

Le WOB : pourquoi l’architecture ventrale change la respiration

Le Work of Breathing — WOB, ou travail respiratoire, représente l’énergie nécessaire pour déplacer le gaz dans la boucle. Ce n’est pas seulement l’impression subjective qu’une machine « respire bien ».

Deux facteurs jouent un rôle majeur :

  • La résistance mécanique : tuyaux, valves, BOV, changements de direction et scrubber s’opposent au déplacement du gaz.
  • La pression hydrostatique : une différence de profondeur entre les poumons du plongeur et les faux-poumons crée une différence de pression qui peut rendre une partie du cycle respiratoire plus difficile.

Sur le FXCCR, les faux-poumons sont placés sur la partie antérieure du thorax, juste au-dessus du canister horizontal. Ils restent ainsi relativement proches du centre hydrostatique des poumons du plongeur. À cela s’ajoutent une boucle courte et un scrubber radial offrant une grande surface de passage au gaz.

Cette architecture explique pourquoi le FXCCR offre un comportement respiratoire particulièrement intéressant dans différentes positions. Elle devient d’autant plus importante en profondeur, puisque l’augmentation de la densité du gaz accroît le travail nécessaire pour le faire circuler.

Une précision importante : il est tentant d’écrire que le FXCCR possède « le meilleur WOB du marché ». Sa conception permet clairement d’expliquer pourquoi il respire très bien, mais le certificat CE ne publie pas un classement comparatif de toutes les machines. La formulation la plus rigoureuse consiste donc à parler d’une architecture favorable à un faible effort respiratoire, certifiée selon la norme EN 14143:2013.[4]

Un scrubber radial dans un format compact

Au centre du FXCCR se trouve un scrubber radial pouvant recevoir environ 2,3 kg de chaux sodée. Contrairement à un scrubber axial, dans lequel le gaz traverse principalement la chaux dans le sens longitudinal, le scrubber radial répartit le passage du gaz à travers une vaste surface cylindrique.

Cette architecture permet de limiter la résistance respiratoire tout en conservant une quantité importante d’absorbant dans un canister relativement court. iQsub annonce une durée d’utilisation pouvant atteindre quatre heures dans les conditions spécifiées par le fabricant.[2]

Le couvercle du scrubber comporte également une plaque montée sur ressort. Elle maintient la chaux correctement comprimée et contribue à limiter la formation de chemins préférentiels permettant au gaz de contourner l’absorbant.

Là où le FXCCR devient réellement un couteau suisse

Le FXCCR embarque sa propre bouteille d’oxygène, généralement une 2 litres / 300 bars, mais son diluant provient d’une bouteille extérieure reliée au MAV diluant par un raccord rapide QC6.[1][3]

Cette architecture ne dicte donc pas la manière dont le plongeur doit transporter son diluant. Le recycleur reste une unité autonome sur le torse, tandis que les bouteilles peuvent être organisées en fonction de la plongée prévue.

Backmount

Le recycleur laisse le dos disponible et s’ajoute à une configuration dorsale connue du plongeur.

Sidemount

Les bouteilles restent latérales, tandis que le FXCCR conserve exactement la même boucle et la même logique.

Voyage

Son format compact, ses composants démontables et sa manutention séparée simplifient le transport.

BO-CCR

Pour les plongeurs formés à cet usage, il peut devenir un recycleur de secours indépendant.

FXCCR avec une configuration backmount

En backmount, le plongeur peut conserver une bouteille dorsale simple ou une configuration technique comprenant plusieurs volumes de gaz, tandis que le recycleur reste indépendant sur l’avant.

Pour un plongeur venant du circuit ouvert dorsal, l’intérêt est évident : le recycleur n’occupe pas le dos. Il devient un module ajouté à une configuration déjà connue plutôt qu’un ensemble imposant de réorganiser immédiatement tout l’équipement.

FXCCR avec une configuration sidemount

Le même principe s’applique au sidemount. Le FXCCR reste sur le torse, les bouteilles demeurent latérales et le diluant est fourni par la configuration choisie au moyen du QC6.

On ne cherche donc pas à transformer un recycleur dorsal pour l’adapter au sidemount : le recycleur et les bouteilles restent deux systèmes distincts. Le lendemain, le plongeur peut revenir à une configuration backmount sans changer la machine, sa boucle, son électronique ou ses procédures fondamentales.

Le FXCCR comme BO-CCR

Dans certaines plongées très longues ou particulièrement engagées, transporter tout le gaz nécessaire à un bailout entièrement en circuit ouvert peut devenir extrêmement lourd. Certains plongeurs avancés utilisent alors un second recycleur indépendant : le Bail-Out CCR, ou BO-CCR.

Grâce à sa position ventrale et à son encombrement réduit, le FXCCR peut remplir cette fonction tout en laissant le dos disponible pour un recycleur principal.

Le BO-CCR est une utilisation spécialisée. Elle exige une formation dédiée, des procédures spécifiques, une planification adaptée et la capacité à gérer réellement deux systèmes indépendants. Il ne suffit pas d’accrocher un deuxième recycleur pour disposer d’un bailout maîtrisé.

Une machine facile à installer et à retirer

Le FXCCR est fixé au harnais par plusieurs mousquetons. Il peut donc être installé ou retiré sans que le plongeur doive enlever toute sa configuration. iQsub indique même que l’unité est suffisamment légère pour flotter à la surface, ce qui permet de la gréer avant la plongée ou de la retirer dans l’eau.[1]

Sur un bateau pneumatique, une petite embarcation, lors d’une mise à l’eau depuis le bord ou lorsqu’il faut porter son matériel sur une certaine distance, ce détail devient rapidement un véritable avantage. Une grande partie du matériel peut être dissociée du harnais au lieu de former un bloc unique.

BOV Shrimp : le bailout directement à l’embout

Le FXCCR est livré avec la BOV Shrimp. En mode CCR, le plongeur respire normalement sur la boucle. En actionnant la commande, il isole la boucle et accède immédiatement au deuxième étage intégré pour respirer en circuit ouvert.[3]

La BOV est alimentée par le circuit de diluant et peut être intégrée à l’architecture de bailout retenue. Les plongeurs préférant un embout sans deuxième étage intégré peuvent également choisir le DSV Shrimp.

Une machine pensée pour être démontée

Les faux-poumons sont reliés par des raccords à baïonnette Click-Lock. Ils peuvent être retirés facilement pour le rinçage, la désinfection, le séchage ou le stockage. Les raccords sont détrompés afin d’empêcher l’inversion des côtés inspiratoire et expiratoire.[3]

Le support des trois cellules oxygène est également amovible. Les connectiques externes permettent de démonter le contrôleur, le HUD ou le NERD pour le transport, le remplacement ou une évolution future de la configuration.[2]

Cette simplicité est essentielle sur une machine destinée à voyager et à changer régulièrement de rôle. Le meilleur système n’est pas nécessairement celui qui possède le plus de fonctions : c’est aussi celui qui reste compréhensible lorsqu’il faut le démonter au bord d’un lac ou dans une caisse de matériel à l’autre bout du monde.

FXCCR ou XCCR : deux philosophies différentes

La question n’est pas de savoir lequel est « meilleur ». Ils ne répondent simplement pas au même cahier des charges.

XCCR : la plateforme dorsale intégrée

  • Architecture backmount dédiée.
  • Volumes de gaz intégrés à la machine.
  • Configuration cohérente pour les plongées techniques lourdes et les expéditions.
  • Choix naturel pour le plongeur qui veut essentiellement évoluer en CCR dorsal.

À qui s’adresse réellement le FXCCR ?

Le FXCCR s’adresse avant tout au plongeur qui ne veut pas choisir sa machine uniquement en fonction de ce qu’il pratique aujourd’hui.

  • Un plongeur loisir peut apprécier sa compacité et sa facilité de manutention.
  • Un plongeur technique peut l’intégrer à une configuration backmount.
  • Un plongeur sidemount peut conserver ses bouteilles latérales.
  • Un voyageur peut réduire le volume et dissocier facilement son équipement.
  • Un plongeur très avancé peut envisager son intégration dans une stratégie BO-CCR adaptée.

Cela ne signifie pas qu’il est automatiquement la meilleure machine pour tout le monde. Un plongeur exclusivement backmount recherchant une plateforme d’expédition entièrement intégrée pourra préférer le XCCR. Un plongeur qui ne veut absolument rien devant le torse n’adhérera probablement pas à la philosophie chestmount.

Mais pour celui qui considère son équipement comme une plateforme évolutive, le FXCCR est difficile à ignorer.

L’importance de la formation

La polyvalence d’un recycleur ne dispense jamais d’une formation spécifique. Chaque changement de configuration modifie la position des gaz, les procédures d’accès aux robinets, la gestion du bailout, l’hydrodynamisme et parfois la manière de réagir à une panne.

Chez Scubastars, l’objectif n’est donc pas seulement d’apprendre à faire fonctionner le FXCCR, mais de construire une configuration cohérente avec le type de plongée réellement pratiqué : lac, voyage, sidemount, plongée technique ou projet plus engagé.

💡 Pourquoi choisir le FXCCR ?

Polyvalence

Une même machine pour plusieurs configurations de plongée.

eCCR complet

Trois cellules, solénoïde et électronique Shearwater DiveCAN.

Certification

Conformité CE selon EN 14143:2013 pour une utilisation avec air ou trimix.

Respiration

Faux-poumons proches du thorax, boucle courte et scrubber radial.

Modularité

Diluant off-board, Petrel ou NERD, HUD ou NERD Monitor.

Transport

Unité compacte, démontable et dissociable du reste du matériel.

Entretien

Faux-poumons, cellules et composants facilement accessibles.

Évolution

La configuration progresse avec le plongeur sans changer de CCR.

Conclusion

Le FXCCR n’est pas un XCCR auquel on aurait simplement retiré quelques kilos. C’est une autre manière de concevoir un recycleur.

Au lieu de demander au plongeur d’organiser tout son équipement autour de la machine, le FXCCR s’adapte à la configuration du plongeur.

Backmount, sidemount, voyage, plongée technique ou BO-CCR : son architecture ventrale lui permet de changer de rôle tout en conservant le fonctionnement d’un véritable eCCR moderne.

Lorsque l’on ajoute à cette polyvalence un scrubber radial, une électronique Shearwater, une BOV Shrimp et une conception favorable à un faible effort respiratoire, on obtient une machine qui ne cherche pas à se spécialiser dans une seule discipline.

Elle cherche plutôt à rester celle que l’on peut continuer à utiliser lorsque notre manière de plonger évolue. Voilà pourquoi, à nos yeux, le FXCCR mérite pleinement son surnom de couteau suisse des recycleurs.

0
0
Votre Panier
Votre panier est videRevenir à la boutique